Cléguérec | 23-11-2021

À Cléguérec, la colocation pour seniors ouverte en février 2022

Les travaux auront connu un peu de retard en raison de la pandémie de Covid-19, mais moins que pour d’autres projets : la résidence Âges & Vie de Cléguérec sera ouverte le 9 février 2022 à la colocation des seniors et/ou des personnes en situation de handicap.

Oui, de la colocation. C’est le principe des résidences Âges & Vie : « À Cléguérec, nous construisons deux maisons, indépendantes l’une de l’autre. Dans chacune d’elle, il y a 8 chambres », précise Évelyne Bridel, animatrice réseau Bretagne chez Âges & Vie.
16 seniors au total pourront devenir coloc’, voire plus : les couples sont acceptés. À savoir un par maison. « En majorité, nous accueillons des personnes seules, souvent elles viennent après le décès du conjoint. Pour les couples, c’est souvent qu’il y en a un qui va moins bien et l’autre qui va bien, mais qui est aidant familial et qui souhaite être soulagé. »
Un logement mesure 30 m2, de plain-pied, avec séjour, salle de bains, terrasse et accès différencié ; grande salle à manger commune. Des portes ouvertes sont prévues le 20 janvier 2022 ; plus proche dans le calendrier, une réunion publique se tient jeudi soir 25 novembre.

Une résidence non-médicalisée
Une coloc’ ouverte aux personnes en situation de handicap physique, « qui peuvent être jeunes mais qui ont besoin d’aide au quotidien. » Elle continue : « Chaque situation est étudiée pour savoir si on peut accueillir les gens. La résidence n’est pas médicalisée : les professionnels de santé (médecin, kiné, infirmiers, etc.) viennent voir les colocataires, ils ne sont pas sur place. Ces professionnels
de santé peuvent accéder directement aux chambres sans passer par les pièces de vie commune. Chaque résident a sa clef, son indépendance. »

Une équipe d’aides à domicile
Elle poursuit : « II n’y a pas de soins mais un accompagnement des aides à domicile pour le lever, le coucher, la toilette, le déjeuner, le ménage, la lingerie, les animations… »
Les aides à domicile sont présentes de 7 h 30 à 20 h 30 ; une astreinte de nuit est assurée (logement à l’étage). La campagne de recrutement est d’ailleurs en cours, « c’est un peu tendu, on a les mêmes soucis que le reste du secteur », commente Évelyne Bridel. Les services des ressources humaines d’Âges & Vie travaillent en partenariat avec les agences locales de Pôle Emploi, etc. Elle précise : « II nous faut quatre réservations de personnes et une équipe de salariés. Pour 8 colocataires, on compte trois salariés par maison. Tant qu’on n’a pas d’équipe stable, on n’ouvre pas. »

Uniquement dans les communes rurales
Âges & Vie, né dans le Doubs en 2008, rayonne sur toute la France et cumule 90 résidences en colocation pour personnes en perte d’autonomie. Leur objectif est d’en avoir 300 d’ici 2024 !
Un nouveau mode de logement pour les seniors qui avait charmé le maire de Cléguérec, Marc          Ropers, grâce à un reportage à la télé (lire notre édition du 7 janvier 2021).
Au début de leur développement, Âges & Vie sollicitait les collectivités, désormais, c’est l’inverse : « Ce sont les maires qui nous sollicitent, on répond à un besoin social particulier. » Mais tout le monde n’aura pas sa coloc’ de seniors dans sa commune… « On se positionne uniquement dans les
communes rurales : nous recherchons un terrain en plein bourg, pour que les gens puissent se balader, sortir, qu’ils ne restent pas isolés. Avec à proximité de la coloc’ un cabinet médical ou des
professionnels de santé. Et parfois, c’est là que ça coince : la désertification médicale peut freiner des projets… »
De ce côté-là, les colocs de Cléguérec seront bien situés : en plein bourg (sur la friche de l’ancienne gendarmerie rue du stade), face au cabinet médical, à la pharmacie, à 200 m de la supérette de proximité, des boulangeries, des services… Un projet similaire est en cours d’achèvement également sur la commune de Guerlédan, dans le bourg de Mûr-de-Bretagne, dans les Côtes-d’Armor voisines.

1 600 € par mois en moyenne
Pour le coût de la colocation, plusieurs choses entrent en ligne de compte : le niveau de dépendance des personnes (GIR 5 à GIR 2), les différentes aides comme l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), les allocations logement, le crédit d’impôt…
« Au final, le reste à charge en moyenne est inférieur à 1 600 € par mois. En prenant en compte l’accompagnement 24 heures sur 24 des aides à domicile (lever, coucher, repas, animations, etc.).
Tout est compris, indique Évelyne Bridel, et d’ajouter : Au moment de l’installation, nous les accompagnons pour une réévaluation de leurs aides.

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