Berteaucourt-les-Dames | 2021-10-01

Qui pour porter les nombreux projets sur la friche Saint Frères?

Elle fait partie de ces fantômes issus d’un riche passé industriel. La friche Saint Frères de Beauval, qui a été un temps vouée à la destruction – après que Rosenlew y a cessé son activité en 2004- fait l’objet de nombreux projets depuis que l’architecte des Bâtiments de France a classé en 2015 les locaux administratifs, visibles depuis la nationale. Sur la partie de tessaies qui appartient aujourd’hui à la commune (l’autre partie étant propriété d’Alain Vilbert, entrepreneur de Talmas), une étude sera à réaliser pour justifier ou non une dépollution du site. Suivra une modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), qui autorisera alors la municipalité actuelle à conduire son projet pour le site. Car le maire Bernard Thuillier travaille depuis plusieurs mois sur la reconversion de ce site exceptionnel, mais en triste état. Il évoque trois pistes de travail: «On espère d’abord pouvoir transformer les bâtiments en façade en 12 ou 14 logements sociaux. On s’est rapproché de l’Amsom, qui pourrait nous suivre dans ce projeb>. Sur un terrain situé à l’arrière de cette façade longue de 100 mètres, un auee programme de logements est envisagé. «Soit en logements sociaux, soit sous forme de logements à bâtir par les acquéreurs», expose l’élu.
Une résidence pour personnes âgées
La troisième phase est peut-être la plus aboutie, avec un projet de maison «Agence vie», concept né dans le Doubs et qui apporte une solution d’hébergement aux personnes âgées en perte d’autonomie. «Il s’agirait de construire deux maisons de huit appartements a destination de ce public. Mais ce ne sera ni une maison de retraite, ni un établissement recevant du public. Ces locations seront bien des lieux de vie, et non de soins. L’étage de ces maisons est habité par un couple présent 24 heures sur 24 et qui se tient à disposition des seniors. Ils sont épaulés par des auxiliaires, trois par maison. Ce qui ferait six emplois créés», détaille l’élu. Qui souligne aussi la proximité du cabinet médical, que I. habitants de cet îlot pourraient rejoindre grâce à la création de liaisons douces. Car la reconversion de cette friche pourrait également passer par des volets écologiques. Outre les liaisons douces, le maire parle de l’installation d’une chaufferie biomasse et d’un réseau de chaleur. «Réseau de chaleur que nous alimenterons avec du miscanthus cultivé sur une parcelle de la friche, ainsi qu’avec des panneaux photovoltaïque.». Dernier aspect de ce projet: la mixité générationnelle, puisqu’à côté de la résidence pour personnes en perte d’autonomie est envisagée la réalisation d’une aire de jeux pour enfants. Ambitieux, ces plans se heurtent pourtant à un obstacle majeur, selon Bemard Thuillier: la voirie, qui devra être repensée pour distribuer et permettre l’accès à tous ces logements. «Nous sommes en bord de RN 25. Il faut sérieusement penser aux entrées et sorties sur la nationale. Or, qui va payer pour cette partie qu’on peut estimer à 500000E?», questionne-t-il.
La communauté de communes ? Une enveloppe possible à dégager du plan de relance ? C’est tout l’enjeu des prochains mois.

COURRIER PICARD – 29 décembre 2020

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