Marpent | 2021-10-01

Sambre : la colocation entre seniors gagne le territoire, des emplois à la clé

Il va falloir faire preuve d’encore un peu de patience mais cette fois, le chantier a bel et bien démarré : d’ici un an, plusieurs maisons destinées à la colocation entre personnes âgées sortiront de terre à Marpent et à Sars-Poteries. D’autres pourraient suivre, dans un second temps à Boussois et Mairieux. Une alternative séduisante, à mi-chemin entre le maintien à domicile et l’EHPAD.
1 De quoi parle-t-on ?
Il y a un an, nous annoncions dans nos colonnes l’arrivée prochaine de deux maisons, à Marpent et à Sars-Poteries, destinées à la colocation entre seniors. Un dispositif d’habitat inclusif, à mi-chemin entre le maintien à domicile et l’EHPAD, initié par la société bisontine Âges et Vie qui comptabilise déjà une trentaine de sites en France. Retardés entre autres par l’épidémie de Covid-19, les travaux ont finalement pu reprendre sur les deux communes, rue Jean-Baptiste-Lebas à Marpent et rue Pasteur à Sars-Poteries. Et devraient se poursuivre sur les douze prochains mois.
2 C’est quoi une colocation entre seniors ?
Deux maisons de 400 m2 environ seront proposées à la location sur chacune des deux communes. Et pourront accueillir au moins 16 personnes âgées, seules ou en couple, avec ou sans animal. Chaque locataire y disposera d’un logement personnel adaptable en fonction de ses besoins (lit médicalisé, barre d’appui…) et d’un espace commun avec cuisine et salon. « Notre objectif est avant tout de maintenir un cadre de vie le plus normal possible à destination de personnes dépendantes qui ne peuvent plus ou ne souhaitent plus rester chez elles, mais ne veulent pas quitter leur village », précise Âges et Vie. Une ambition qui aurait montré ses preuves pendant la crise sanitaire. « Quelques mois après l’apparition du coronavirus, nous sommes convaincus que ce dispositif à taille humaine et un choix optimum, une solution qui protège nos aînés sans les isoler. » Sur les 145 personnes âgées actuellement en colocation, partout en France, 18 ont été hospitalisés à ce jour et six sont décédés des suites du virus.
3 Pour quel accompagnement ?
C’est l’argument clé de la société bisontine : ses colocations se veulent avant tout « intergénérationnelles ». En tout, douze emplois (six à Marpent, six à Sars-Poteries) vont être créés dans les prochains mois. Des auxiliaires de vie qui pourront habiter avec leurs familles à l’étage de la colocation et disponibles 24h/24 pour l’aide au lever, au coucher, à la toilette ou aux déplacements. « Les auxiliaires participeront activement à la vie de la colocation entre seniors », assure Âges et Vie. Bonne nouvelle : il est d’ores et déjà possible de candidater par mail à animateurreseau@agesetvie.com.
4 Combien ça coûte ?
Pour les communes, rien du tout. Les terrains ayant été rachetés par Âges et Vie, c’est elle qui s’occupera également de la gestion et de l’entretien des bâtiments, entre autres. Les futurs colocataires, eux, devront débourser un peu moins de 1 600 € par mois tout compris et une fois les aides (APA, Crédits d’impôts et APL) déduites. À titre de comparaison, une place en EHPAD coûte en moyenne 2 000 €.
Deux autres colocations à Mairieux et Boussois ?
En parallèle des chantiers marpentois et sarséen, Âges et Vie a annoncé avoir « douze autres projets » actuellement à l’étude dans les Hauts-de-France, notamment à Boussois et à Mairieux. Une information confirmée par Jean-Claude Maret et Alain Bouilliez qui se disent tous deux « très enthousiastes ». Deux terrains ont d’ores et déjà été identifiés : le remier rue Ponceau à Boussois et le second à proximité de la RN2 à Mairieux. « Les demandes de permis de construire sont en cours », précisent les deux édiles. Là encore, il s’agirait de deux maisons pouvant accueillir en tout 16 locataires. Six auxiliaires de vie seraient alors recrutés sur chacune des deux communes.

www.lavoixdunord.fr – 17 septembre 2020

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