Varennes-sur-Loire | 2021-10-01

Vers une colocation pour aînés ?

Le lotissement de l’Ouche Maréchal pourrait être concerné par un projet de colocation.
Mercredi, la société Âges et Vie tenait une réunion d’information dans ce sens avec les élus. La colocation, ce n’est pas que pour les étudiants, c’est devenu possible pour les personnes âgées en perte d’autonomie, désireuses de ne plus rester chez elles, mais de rester dans leur commune. Ainsi, les maisons Âges et Vie proposent une alternative au placement en Ehpad, que Gilles Talluau verrait bien s’implanter au sein du futur lotissement de l’Ouche Maréchal.
Le projet, semblable à ce qui existe déjà dans une trentaine de communes de France, se présente sous la forme de deux maisons de 450 mètres carrés conçues et louées en locations meublées à huit personnes âgées. Une équipe de six auxiliaires de vie s’occupent à temps plein des deux colocations.
Des repas pris en commun
« La maison Âges et Vie est pensée comme un domicile où règne une atmosphère familiale, précise Gwen Saint-Léger, en charge de l’implantation de résidences colocatives pour personnes âgées. Chaque locataire dispose d’une pièce personnelle d’environ trente mètres carrés qu’il peut aménager, dont il peut s’absenter ou recevoir, tout à sa guise, et d’une grande pièce où les repas sont pris et élaborés en commun. » La colocation permet, en mutualisant certaines interventions, comme la confection des repas ou les astreintes de personnel, de diminuer les coûts des loyers.
De son côté, Âges et Vie construit, finance et gère les maisons, dont l’implantation, si possible en centre bourg, est subordonnée à la proximité d’une pharmacie et d’une maison médicale, comme c’est le cas à Varennes. « Notre savoir-faire nous permet de monter des projets deAàZ et de les gérer sans avoir à faire appel aux finances communales », précise encore la société. À condition de disposer d’un terrain de 2 500 mètres carrés « cédé à un prix le plus bas possible ».
Cette condition fera surtout débat au sein du conseil municipal, qui devra concilier cette exigence d’un terrain à prix réduit avec l’équilibre financier du futur lotissement qui pourrait devenir un élément clé du développement démographique et économique de la commune.

LE COURRIER DE L’OUEST – 12 mars 2021

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